tricoter facileJe suis née il y a un demi-siècle, des aiguilles à tricoter dans les menottes.

Probablement. Car d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours tricoté.

J’ai grandi dans une famille où toutes les femmes tricotaient, et mon apprentissage s’est fait tout naturellement.

Vêtements de poupée et animaux étranges ont été mes premières oeuvres en tricot et crochet. Puis de vrais vêtements avec la layette de mon petit frère, qu’il ne portait qu’à la maison… je me demande bien pourquoi.

Je n’ai commencé à tricoter pour moi que vers 12 ans. Essentiellement écharpes et pulls, qui étaient suffisamment réussis pour rejoindre officiellement ma garde-robe.

Pendant des années, je n’ai pas eu conscience de la chance que j’avais. Manier les aiguilles était aussi naturel que faire du vélo.

C’était l’époque où chaque village avait sa mercerie. En ville, on faisait son shopping laine dans les magasins Phildar, Pingouin, Anny Blatt… On pouvait toucher, caresser la laine, papoter avec la vendeuse elle-même passionnée. Le plaisir du tricot commençait déjà en boutique.

Puis le tricot est passé de mode, Phildar s’est mis à vendre du prêt-à-porter. Les magasins physiques se sont faits plus rares.

Et voici que depuis quelques années, le fait-main retrouve ses lettres de noblesse. Le tricot devient tendance.

Youpi! Finis les modèles ringards ou bling-bling. Finis les fils classiques aux teintes tristounettes ou au contraire qui font mal aux yeux. A côté des marques « historiques » émergent de jeunes entreprises pleines de fraîcheur et de talent, et un choix de fils tous plus beaux les uns que les autres.

Les tricoteuses du 21ème siècle s’éclatent.

Oui, mais aujourd’hui, qui sait tricoter? Cette période de désamour du tricot a décimé les rangs des manieuses d’aiguilles.

Comment apprendre, sans un coach patient et passionné à domicile?

Vous êtes peut-être dans ce cas, à baver d’envie devant les aiguilles qui cliquètent en engendrant écharpes, bonnets, chaussettes et autres snoods.

Je veux partager avec vous ma passion du tricot.

Lorsque je tricote, je respecte très rarement un modèle, j’aime trop mettre mon grain de sel. Alors j’invente. Et puis j’oublie comment j’ai fait. Mais cela ne me dérange pas, cela me permet de retrouver à chaque fois le plaisir de la création.

Mais ça c’était avant.

Depuis le démarrage de ce blog, je m’oblige à noter et analyser toutes les étapes de chaque ouvrage réalisé.

Ainsi vous pouvez le reproduire à votre tour, et me donner vos impressions en retour.

De plus, je vais essayer aussi de trouver comment vous aider à surmonter les difficultés techniques qui vous bloquent et pourraient vous décourager.

Tout cela le plus simplement possible.  Pas question de se prendre la tête.

Tricoter, c’est d’abord se faire plaisir !